Santé

OCTOBRE ROSE 2026 : CLAUDINE PRUDENCIO DÉCLARE LA GUERRE AU SILENCE AUTOUR DU CANCER DU SEIN

📍 Trente et un jours pour briser les tabous, apprendre à connaître son corps et surtout ne plus laisser le temps jouer contre les femmes.

À l’occasion d’Octobre Rose 2026, l’Honorable Claudine Afiavi Prudencio lance un appel à la vigilance, au dépistage et à la solidarité face au cancer du sein. Son message tient en une conviction forte : le cancer du sein ne doit plus être découvert trop tard.« Octobre est rose. Qu’il soit aussi lucide. » C’est par cette invitation à regarder la maladie en face que l’ancienne ministre et ancienne première présidente de l’Institut National de la Femme ouvre sa campagne. Pendant tout le mois d’octobre, elle distille, jour après jour, des messages simples, directs et accessibles pour transformer la sensibilisation en réflexes concrets.Au cœur de cette démarche, un geste qui ne coûte rien et qui peut contribuer à mieux connaître son corps : l’autopalpation. Trois minutes, une fois par mois. Prudencio encourage les femmes à être attentives aux changements de leurs seins, tout en rappelant que cette pratique ne remplace aucunement l’examen médical.Le message se veut également rassurant sans être complaisant. Une boule dans le sein n’est pas automatiquement synonyme de cancer : la plupart sont bénignes. Mais seule une consultation médicale permet de le déterminer. Autrement dit, face à une anomalie, pas de panique, mais surtout pas de négligence.La députée insiste particulièrement sur l’importance du facteur temps. Selon le message diffusé dans le cadre de la campagne, lorsque le cancer du sein est détecté tôt, il se guérit dans près de neuf cas sur dix. Une raison supplémentaire pour ne pas attendre l’apparition de douleurs avant de consulter, d’autant que la maladie peut, à ses débuts, ne provoquer aucune douleur.Mais Octobre Rose ne saurait être l’affaire des seules femmes. Les hommes sont directement interpellés. Maris, compagnons, pères, frères et amis sont invités à accompagner les femmes dans leur parcours de santé, à les soutenir et à faciliter leur accès aux consultations. « Le rôle ne s’arrête pas au ruban », rappelle la campagne.Et les hommes eux-mêmes ne sont pas totalement à l’abri. Le cancer du sein peut également les toucher. La campagne rappelle qu’environ un cancer du sein sur cent concerne un homme et recommande de faire examiner toute boule apparaissant sous le mamelon.Autre bataille menée par Claudine Prudencio : celle contre les idées reçues. Ni malédiction, ni honte, ni punition, le cancer est présenté comme une maladie qui se soigne. L’absence d’antécédents familiaux ne constitue pas non plus une garantie absolue : de nombreuses femmes touchées n’avaient aucun cas connu dans leur famille.La prévention occupe également une place importante. Activité physique régulière, alimentation équilibrée et consommation limitée d’alcool figurent parmi les habitudes mises en avant pour réduire les risques. L’allaitement est également présenté comme un facteur protecteur pour la mère.La campagne appelle enfin à une mobilisation collective. Dans les familles, les pères sont invités à en parler à leurs filles et les fils à leurs mères. Au travail, les employeurs sont encouragés à faciliter le dépistage. Dans l’entourage, un accompagnement concret peut faire toute la différence : conduire à une consultation, cuisiner, écouter, rester présent. La solidarité devient ainsi une arme supplémentaire contre la maladie.Claudine Prudencio met également en garde contre le recours exclusif aux solutions traditionnelles. Les plantes peuvent parfois soulager certains symptômes, mais elles ne remplacent pas les traitements médicaux. Le message est sans détour : chaque mois perdu loin de l’hôpital peut laisser davantage de terrain à la maladie. Au-delà de la maladie, la campagne veut surtout redonner de l’espoir aux femmes qui se battent. Un diagnostic ne résume pas une personne. Une cicatrice n’est pas une défaite. Et après le cancer, une vie demeure possible : la campagne rappelle que des milliers de femmes vivent aujourd’hui après la maladie.Au terme du mois d’Octobre Rose, le message de Claudine Prudencio ne demande donc pas que le combat s’arrête avec la couleur rose. Le rose s’efface, mais les bons réflexes doivent rester. Une fois par mois, toute l’année : connaître son corps, être attentive aux changements, consulter en cas de doute et ne jamais laisser la peur ou la honte retarder la prise en charge.Parce que contre le cancer du sein, le meilleur rendez-vous n’est pas celui que l’on repousse. C’est celui que l’on prend à temps.

Christophe AGON

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