VIE DÉMOCRATIQUE AU BÉNIN : LE DESTIN INSTITUTIONNEL DE NICÉPHORE DIEUDONNÉ SOGLO SE POURSUIVRA-T-IL À LA TÊTE DU SÉNAT ?

Avec l’installation officielle des membres du Sénat, le Bénin vient de franchir une nouvelle étape dans la consolidation de ses institutions républicaines. Si la chambre haute est désormais en place, son premier président reste encore à désigner, entretenant les spéculations autour de la personnalité qui aura l’honneur d’ouvrir cette nouvelle page de l’histoire politique nationale.Parmi les noms qui reviennent avec insistance figure celui de Nicéphore Dieudonné Soglo. Premier président de l’ère du Renouveau démocratique, élu en 1991 après la Conférence nationale des forces vives, l’ancien chef de l’État pourrait-il devenir le premier président du Sénat ? La question alimente les débats au sein de la classe politique et de l’opinion publique.Une telle désignation revêtirait une forte portée symbolique. Elle établirait un lien entre deux moments majeurs de la démocratie béninoise : l’avènement du Renouveau démocratique et l’installation de la toute première chambre haute de l’histoire du pays. Pour de nombreux observateurs, l’expérience, la stature d’homme d’État et la connaissance des institutions de Nicéphore Dieudonné Soglo constituent des atouts qui pourraient accompagner les premiers pas du Sénat.Mais au-delà du symbole, le choix du premier président dépendra des équilibres politiques et des mécanismes prévus par les textes. Le suspense reste donc entier.Une certitude demeure cependant : quel que soit le choix qui sera opéré, le premier président du Sénat entrera dans l’histoire. Et si ce choix se portait sur Nicéphore Dieudonné Soglo, l’ancien chef de l’État ajouterait une nouvelle distinction à un parcours déjà étroitement lié aux grandes étapes de la construction démocratique du Bénin.
Christophe AGON




