CULTURE, PATRIMOINE ET DIPLOMATIE CULTURELLE : LE VODOUN PREND LA PAROLE DEVANT LA DEUXIÈME VILLE LA PLUS COSMOPOLITE DU MONDE ET TROISIÈME CAPITALE DIPLOMATIQUE DE LA PLANÈTE

Des professeurs d’université et experts reconnus se retrouveront à Bruxelles pour ouvrir la 10ᵉ édition du Festival des Arts Vodoun. Cette conférence inaugurale proposera une approche scientifique, historique, théologique et culturelle du Vodoun en croisant les regards de spécialistes issus d’institutions académiques et culturelles de premier plan.
Longtemps réduit aux clichés, aux fantasmes ou aux interprétations les plus approximatives, le Vodoun s’apprête à retrouver toute sa profondeur historique et intellectuelle. À l’occasion de la 10ᵉ édition du Festival des Arts Vodoun, Bruxelles, considérée comme la deuxième ville la plus cosmopolite du monde et la troisième capitale diplomatique de la planète, accueillera une conférence internationale de haut niveau qui ambitionne de replacer cette tradition ancestrale au cœur du débat scientifique et culturel. Bien avant les spectacles, les expositions et les expressions artistiques qui rythmeront le festival, ce sont les savoirs, la recherche et la transmission qui ouvriront officiellement cette édition anniversaire.Placée sous le thème « Regards croisés sur le Vodoun : histoire, théologie, patrimoine et modernité. Qu’est-ce que le Vodoun ? », cette rencontre réunira des universitaires et chercheurs de renom issus de l’Université libre de Bruxelles, de la Sorbonne, de l’Université d’Abomey-Calavi ainsi que de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le choix de ces institutions illustre la volonté des organisateurs d’inscrire le Vodoun dans une réflexion internationale, dépassant les approches folkloriques pour lui reconnaître sa véritable dimension historique, philosophique, spirituelle et patrimoniale.À travers les interventions d’historiens, de théologiens, d’anthropologues et de spécialistes des sciences sociales, le public sera invité à découvrir un héritage culturel dont l’influence traverse les siècles et les continents. Les échanges mettront en lumière les fondements du Vodoun, son rôle dans la structuration des sociétés africaines, son rayonnement au sein des diasporas et sa contribution aux débats contemporains sur le patrimoine culturel immatériel, la diversité culturelle et le dialogue entre les civilisations.Au-delà de son intérêt académique, cette conférence traduit une ambition plus large : contribuer à déconstruire les préjugés qui entourent encore le Vodoun et favoriser une meilleure compréhension de cette tradition, souvent méconnue en dehors de ses espaces d’origine. En donnant la parole à des chercheurs reconnus, le Festival des Arts Vodoun fait le choix de la rigueur scientifique pour accompagner son projet culturel et renforcer la place du Bénin dans les grandes conversations internationales sur le patrimoine.Cette initiative s’inscrit dans la philosophie qui guide le Festival des Arts Vodoun depuis sa création il y a dix ans. Sous l’impulsion de Kinoss Dossou et son équipe, l’événement s’est progressivement imposé comme une vitrine du patrimoine béninois en Europe, offrant une tribune aux artistes, aux intellectuels et aux acteurs culturels engagés dans la valorisation des héritages africains.En ouvrant sa programmation par une conférence d’une telle envergure, Kinoss Dossou et son équipe envoient un message fort : le Vodoun n’est pas seulement une tradition spirituelle ou une expression culturelle, il constitue également un objet de recherche, un patrimoine universel et un vecteur de dialogue entre les peuples. Durant quelques heures, Bruxelles deviendra ainsi le théâtre d’une réflexion internationale où le savoir viendra éclairer l’histoire, la mémoire et l’avenir d’un héritage dont le Bénin demeure l’un des principaux dépositaires.Au-delà de la célébration artistique, cette dixième édition du Festival des Arts Vodoun confirme que la diplomatie culturelle passe aussi par la connaissance, le débat intellectuel et la reconnaissance des patrimoines africains dans les plus grandes sphères académiques internationales.

Christophe AGON




