APMTAO 2026 À LOMÉ : HUIT PAYS CÉLÈBRENT LA MÉDECINE TRADITIONNELLE, BONIFACE SEVOH À L’HONNEUR

La médecine traditionnelle africaine a connu un nouveau moment fort, le 28 août 2026 à Lomé, à l’occasion des Awards des Praticiens de la Médecine Traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest (APMTAO 2026). La rencontre a réuni des praticiens, chercheurs et professionnels venus de huit pays : le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Cameroun, la Guinée, le Nigeria et le Ghana.Au-delà d’une cérémonie de distinction, l’événement a constitué une véritable étape de consécration pour plusieurs praticiens ayant suivi des années de formation professionnelle, participé à plusieurs sessions de formation et franchi différentes étapes d’évaluation. Les récipiendaires ont reçu leur parchemin au titre de Docteur en médecine traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre d’une approche holistique.La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités du monde sanitaire, universitaire et de la médecine traditionnelle. Le représentant du ministre togolais de la Santé, le Professeur BATAWILA Komlan, Premier Vice-président de l’Université de Lomé, le Dr BOHONO OKOGO Jacques Ediuard, Président mondial de l’Organisation des Chercheurs et Médecins Holistiques (OCMH), ainsi que BEDI DJINEKOU K SENAM, Coordonnateur général de l’Afrique de l’Ouest et du Togo, ont notamment pris la parole.
Une organisation structurée à l’échelle sous-régionale
L’OCMH dispose d’une organisation déployée dans plusieurs pays. Coordonnateur Général de L’Afrique de L’Ouest et du Togo : BEDI DJINEKOU K SENAM. Pour l’Afrique de l’Ouest, le Dr (MC) Koudouvo Koffi exerce comme Expert Conseiller de l’OCMH.Au Bénin, la coordination est assurée par AGBIKOSSI Emmanuel, avec Zannou Hounlidji Benoît comme Vice-coordonnateur. Sevoh Nouvênassê Boniface est Secrétaire général, secondé par Ahossi Marcel, Secrétaire général adjoint. La fonction de Trésorier général revient à Sounou Wadedji Lissanon, tandis que Ahowesso Amoussou est chargé de l’organisation et de l’information.Dans les autres pays, l’OCMH est représentée par Nadembega Pascal, Coordonnateur du Burkina Faso, assisté de Sawadogo Yacouba, Coordonnateur adjoint, et de Compaoré Amelie Estelle, Conseillère technique chargée du genre. La Côte d’Ivoire est coordonnée par Douvon Nounoamessi Kossi, la Guinée par Haba Sylvain, le Ghana par Soku Dickson Kwame et le Nigeria par ITCHAHOU Sahibou.Cette structuration traduit la volonté de l’organisation de développer un réseau sous-régional capable de favoriser la formation, la recherche, la coopération et la valorisation des savoirs traditionnels.
Boniface SEVOH, au cœur de deux reconnaissances
Pour Boniface SEVOH, cette cérémonie de Lomé intervient quelques semaines après une autre distinction majeure reçue à Cotonou. Le 29 juillet 2026, à l’hôtel Azalaï de Cotonou, il figurait parmi les 25 personnalités élevées au grade de Docteur Honoris Causa. Plusieurs personnalités de la République, dont d’anciens ministres des gouvernements Kérékou, Yayi et Talon, figuraient également parmi les récipiendaires.Cette première distinction académique avait été décernée sous la responsabilité de Florent Eustache HESSOU, Président de l’université concernée. À Lomé, en revanche, Boniface SEVOH, par ailleurs Secrétaire général de l’OCMH au Bénin, figure parmi les praticiens consacrés au titre de Docteur en médecine traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest.
Tradition, formation et science
Dans son discours, le président mondial de l’OCMH a insisté sur la nécessité de mieux structurer la médecine traditionnelle, de renforcer la formation des praticiens et d’améliorer la qualité et la sécurité des médicaments traditionnels. L’organisation affirme notamment avoir formé plus de 700 praticiens en 2025 aux bonnes pratiques de fabrication des médicaments traditionnels améliorés, ainsi qu’au conditionnement, à la conservation et à l’étiquetage.L’OCMH défend par ailleurs une approche holistique de la santé et souhaite renforcer les passerelles entre savoirs traditionnels, recherche scientifique, universités et médecine conventionnelle.À travers les APMTAO, l’organisation entend ainsi contribuer à une meilleure reconnaissance des professionnels de la médecine traditionnelle et à la construction d’une médecine africaine davantage structurée, responsable, éthique et ouverte à la recherche.L’édition 2026 de Lomé apparaît donc comme une nouvelle étape dans cette dynamique sous-régionale, avec Boniface SEVOH comme l’une des figures béninoises mises en lumière, entre reconnaissance académique à Cotonou et consécration professionnelle à Lomé.
Christophe AGON


















