Politique

Investiture du duo de la mouvance présidentielle L’ombre de Patrice Talon sur l’événement

Samedi dernier c’est dans la cité de Kobourous, Parakou, que la mouvance présidentielle a choisie de présenter à la face du monde les deux personnalités qui défendront ses couleurs aux élections présidentielles de 2026. Au delà de la pléthore de personnalités ayant fait le déplacement et du contenu de la cérémonie, une donne pourtant sous-jacente n’est pas à négliger.En effet, le président Patrice Talon a choisi de  » briller » par son absence quand bien même certains attendaient peut être son arrivée impromptue comme la cerise sur le gâteau afin d’adouber les deux colistiers. Ce ne fut pas le cas, ce qui semble d’ailleurs conforme à l’agenda officiel de la cérémonie qui ne mentionnait pas du tout pas sa présence. On n’a d’ailleurs pas observé de préparatifs notamment sécuritaires dans ce sens. Cela fait donc simplement comprendre que les évènements qui se sont passés étaient ainsi prévus à l’avance.Ce choix du chef de file naturel de la mouvance présidentielle donne à croire en filigrane qu’il a choisi délibérément de ne pas faire ombrage à ceux qui sont chargés politiquement de reprendre le flambeau de ses deux quinquennats de magistère. On imagine en effet que si Patrice Talon avait fait le déplacement de Parakou, il aurait été sans doute la grande attraction du jour étant donné que ce serait sans doute l’un de ses plus grands bains de foule en tant que président de la république. La sagesse politique a probablement guidé ce choix également pour ne pas donner du grain à moudre au camp d’en face qui n’aurait probablement pas raté l’opportunité de parler de campagne électorale avant l’heure au profit de ses protégés.Au-delà de ces implications logiques de l’absence du chef de l’État, on peut enfin constater un retrait progressif de son ombre de la course à la présidentielle. Une manière de préparer les Béninois a son départ désormais inéluctable et de donner toute autonomie et carte blanche aux candidats désignés par les formations politiques qui soutiennent sa candidature afin qu’ils fassent leur chemin tous seuls sans un « chaperonnage encombrant ». Pour autant peut-on se demander si cette posture restera définitive dans les semaines à venir et surtout pendant la campagne électorale elle-même ? Bien malin qui pourrait le dire!

Saliou BAGUIRI

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